
Dix-sept ou dix-huit,qui le sait ?
Laisse toi aimer à ne plus te quitter,
Mince ou épais, tu t'évases en triangle,
Large ou étroit, on te prend pour un point.
Fraîcheur de nos intenses chaleurs,
On t'aime le long des nuits, on t'aime encore le jour.
Tu dois ton teint de rose à la peau du kaki...
Tu es aimé des princes, adoré des rois et pourtant tu n'es qu'un objet.
Laisse toi aimer à ne plus te quitter,
Mince ou épais, tu t'évases en triangle,
Large ou étroit, on te prend pour un point.
Fraîcheur de nos intenses chaleurs,
On t'aime le long des nuits, on t'aime encore le jour.
Tu dois ton teint de rose à la peau du kaki...
Tu es aimé des princes, adoré des rois et pourtant tu n'es qu'un objet.
Hô Xuân Huong, XVIIIème siècle
4 commentaires:
j'aime ces hommages rendu aux objets et en plus via un de tes ancetres .... comme quoi l'eventail , on le croit récent mais il est utilisé depuis bien longtemps .... merci pour ce petit moment de poésie ....
Salut Càm !
Merci d'être passé sur mon blog.
Le tien me plaît vraiment car je m'interesse de près à la culture asiatique.
Un très beau poème en effet qui semble une bouffée d'air frais au milieu des poèmes occidentaux dont j'ai l'habitude.
Bravo !
j'aime ce poème, et cet auteur!
C'est fou comme on peut attacher d'importance à un objet des fois...
Pourquoi je dis ça ? J'en sais rien, c'est le dernier vers du poème qui me fait penser à ça.
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